Retour au Pays Basque
La découverte de mon point de chute
L’année passée, j’étais arrivé fin octobre, ce qui était sans aucun doute un peu trop tôt pour pleinement profiter des couleurs de l’automne. J’avais donc pensé que cette année, il serait plus avisé d’arriver début novembre.
J’avais bien sûr commencé par regarder si le logement que j’avais occupé précédemment était disponible. Mais même si j’aurais aimé revoir l’adorable dame qui me logeait, ainsi que ses petites attentions (gâteaux, biscuits, et autre pot de confiture…), les prix des locations à Ispoure/Saint-Jean avaient pris un essor inattendu. Je ne sais pas si c’était la période qui voulait ça (1er au 15 novembre), mais toujours est-il que c’était devenu trop cher pour moi.
J’avais donc fini par trouver un logement dans mes moyens, à une vingtaine de minutes au Nord-Est de St-jean-Pied-de-Port, près d’Ainhice-Mongelos. D’après les photos, l’appartement semblait disposer de tout le confort nécessaire pour y passer 15 jours, et la situation géographique laissait présager un endroit calme, mais suffisamment proche de la civilisation.
Je dois dire que je n’ai absolument pas regretté mon choix, à aucun moment, même si en arrivant j’ai eu quelques doutes. La route qui mène à la location est plus proche du chemin bitumé que de la véritable route mais, quand, après que ma logeuse m’a fait visiter l’appartement, j’ai enfin pris conscience de l’environnement, mes seuls mots furent : “Wouah ! Je vais me plaire ici !
L’appartement en lui-même est déjà top : un 3-pièces totalement refait à neuf, dans un style contemporain avec un équipement moderne, pas les trucs qui ne servent plus et qu’on met dans la loc pour se débarrasser, en conservant l’aspect rustique de la maison (murs en pierre et poutres apparentes). Il est situé au RDC d’une grande maison typiquement basque (un cube de 3 étages rouge et blanc). La terrasse en dalles donne au sud, sur un champ, au pied d’une colline. Mais c’est avant tout le calme qui m’a frappé : le souffle du vent dans les arbres, le chant des oiseaux, les cloches des moutons … J’ai senti toute la tension des 7 heures de route s’envoler. À la tombée de la nuit, malgré une fine pluie, je me suis installé à la table de la terrasse pour y boire un café, en écoutant les chouettes hulottes s’interpeler d’un bois à l’autre … le bonheur 😊
Je vous invite à regarder la vidéo en bas de page, pour avoir une petite idée de l’endroit (plan au drone à 1:02mn, la maison au centre de l’image).
Le programme du lendemain était assez simple : se ravitailler en premier lieu, après on verra. Ma première destination fut donc la venta située sur la route d’Arnéguy afin d’y refaire le plein de carburant et de nourriture côté espagnol. Le temps bien que gris tournait doucement vers le beau et, en milieu d’après-midi, le soleil était de retour. Ce qui m’a motivé à faire une petite sortie.
Il y a 3 ans de cela, Béa et moi étions allés faire une balade aux sources de la Nive. Depuis, j’avais très envie d’aller y jeter un œil afin de voir si cela valait la peine d’y retourner faire des photos. La balade n’est pas trop exigeante, c’était donc une parfaite mise en jambes pour ce début de séjour. J’y suis resté près de 3 heures totalement seul, mais là encore, les images parlent d’elles-mêmes. Je ne mets évidemment pas toutes les photos prise ce jour dans la vidéo, mais j’espère que cela vous donnera une idée assez précise de ce moment passé là-bas.
Dans cette vidéo, j’aborde les multiples changements de plans de ces premiers jours dûs à la crainte qu’il y ait une meilleure option (F.O.B.O). Cette crainte qui vous fait envisager de nombreuses options en fonction de différents paramètres. Certains appelleront ça être prévoyant et adaptable. Moi, je trouve ça parfois paralysant, et ça me met le cerveau en ébullition.