Cette fois, c’est fini…L’heure du départ approche.
25 avril 2025
Pour ce dernier chapitre, je ne vais pas trop m’étendre sur ces 2 dernières journées en Galice, puisque c’est déjà dans la vidéo. Je ne pense pas que vous ayez un quelconque intérêt à lire le détail des préparatifs de départ et des longues heures de conduite sous une météo changeante. Je vais me contenter de rééquilibrer mon propos. Il me semble avoir un peu trop insisté sur les aspects négatifs. Certes, la météo avait été plutôt horrible pendant les dix premiers jours. Oui, l’appartement était nul et les routes secondaires pourries, mais ce sont les aléas. Ils font partie du Voyage. Et, même si sur le moment, ils sont désagréables à vivre, ils en sont le sel.
Cela peut paraître paradoxal, mais sans eux que resterait-il de ce voyage ? Sans ces moments à subir les éléments de plein fouet, les souvenirs seraient insipides. Ce ne serait qu’une longue suite de jours qui se ressemblent, sans éléments saillants auxquels se raccrocher … Dans la vidéo, je semble assez dépité, voire déçu, je ne vais pas le nier. Mais aujourd’hui, avec quasiment un an de recul, ce sentiment a disparu. Seule subsiste la satisfaction d’être allé au bout de mon idée malgré la mauvaise fortune. Je n’ai sans doute pas rapporté les photos que j’aurais aimées, mais qu’importe ! J’ai vécu des moments uniques, parcouru des paysages qui m’étaient inconnus, et surtout, j’en ai physiquement fait l’expérience.
Dans cette époque où on peut “voyager” depuis le confort de son canapé, où les contrées lointaines viennent à nous sans effort, ces moments sont précieux car ils me rappellent que je suis vivant : se confronter à une culture, une langue différentes, découvrir des lieux et des gens différents, se fabriquer des souvenirs pour se rappeler qu’on a vécu, et continuer à vivre pour en accumuler de nouveaux.
Ce que je dépeins dans ces pages de blog ne sont que des micro “aventures”. Il n’y a pas de grand projet sous-jacent. Mon seul but, à l’origine, était de focaliser mon attention sur autre chose que le cancer, et de concrétiser, avant qu’il ne soit trop tard, une envie de voyage en solo que j’ai toujours eu. J’en avais l’opportunité, les moyens, et un sentiment d’urgence lié à la maladie. Il n’était donc plus question de mettre cette envie de côté, de la repousser en me disant :”J’ai bien le temps !”. Même si l’idée d’un quotidien prévisible est confortable, elle m’a toujours fait me sentir à l’étroit, voire je la trouve trop souvent suffocante. Ces bulles de liberté que sont ces voyages me permettent simplement de reprendre mon souffle. Je continuerai tant que j’en aurai les moyens physiques et financiers, donc attendez-vous à me lire à nouveau. J’ai encore quelques bulles à vous faire partager, à travers des vidéos et des photos, et, bien sûr quand j’ai la présence d’esprit de prendre des notes, par ce blog.