Enfin un lever de soleil digne de ce nom !
22 avril 2025
Comme prévu, je suis allé ce matin au phare et, comme à chaque fois, il y avait un camping-car sur le parking pile à l’emplacement que je lorgnais depuis mon arrivée. Je n’ai rien contre les camping-caristes mais ils ont la fâcheuse habitude de se garer sur les meilleurs spots. Ils privatisent tout simplement l’espace public, s’attribuant le meilleur point de vue. Comme si marcher une dizaine de mètres leur était impossible. Ça me saoule ! Mais bon ! Je ne vais quand même pas aller taper à leur porte avant le lever du jour, pour leur dire de bouger leur maison sur roues.
Je suis arrivé à l’heure bleue comme à mon habitude. Le soleil était encore tapi derrière l’horizon, mais déjà sa faible lumière se reflétait dans le ciel. Certes, je ne pouvais profiter du point de vue, j’ai donc essayé de jouer avec les lignes que formaient les barrières et le parapet.
A titre de comparaison, et aussi pour vous montrer que le nom d’heure bleue n’est pas galvaudé, j’ai mis la version couleur de ce noir et blanc. Vous pourrez ainsi me dire celle que vous préférez en commentaire.
La pointe sur laquelle est située le phare est orientée vers le nord. J’avais donc à ma gauche l’ouest encore sombre et bleuté, alors qu’à ma droite, en regardant vers Estaca de Bares, la lumière solaire gagnait en intensité, et commençait à teinter les nuages de toute une gamme de couleurs chaudes.
Après cette petite session matinale, je suis rentré prendre un petit-déjeuner et réfléchir à quoi mon après-midi allait ressembler.
Mon choix a été de retourner une fois de plus à Loiba, à la Praia do Picon, pour, cette fois, me concentrer d’avantage sur des photos de vagues, et faire quelques tests afin de déterminer quelle vitesse serait la mieux adaptée au type de vagues qui déferlaient en ce moment sur les côtes de Galice. Certes, il semblait que la pluie était enfin passée pour de bon, mais de forts vents continuaient de souffler depuis le sud-sud-ouest, engendrant une bonne houle avec des vagues bien creuses, dont la crête, grâce au vent contraire, s’ornait de “chevelures” blanches. Ce ne serait sans doute pas une session productive mais elle serait certainement riche d’enseignements.
Comme vous pouvez le voir, j’ai opté pour des vitesses assez élevées dans le but de figer le mouvement.
Ce moment passé sur cette plage, malgré le vent et les embruns, m’avait apporté un réconfort certain après ces journées pluvieuses. Tout comme la veille, le soleil n’y était pas étranger, et je dois dire que photographier les vagues est une activité très relaxante, même si cela implique beaucoup de tri une fois devant l’ordinateur car, à chaque fois, ce sont plusieurs centaines de photos à trier. On est d’ailleurs souvent plus proche du millier que de la centaine mais bon, ça fait partie du jeu.
Cela m’a donné des idées : profiter de la lumière rasante au couchant pour avoir, en plus du mouvement des vagues, la lumière passant au travers de celles-ci. Et peut-être même avoir le Cabo Ortegal en arrière-plan. Ce serait la cerise sur le gâteau ! Mais, bien que cette plage était des plus agréables, elle ne cadrait pas avec l’image que j’avais en tête. Déjà parce qu’on ne voit pas le Cap depuis celle-ci, et parce que son orientation fait que le soleil se couche derrière les falaises de Loiba à cette époque de l’année. En rentrant à Cariño, il me faudrait donc trouver une autre plage qui corresponde à ces critères.
En quittant cette plage, je connaissais donc mon programme pour la soirée. Quant au lendemain matin, le programme était déjà établi : remonter au Miradoiro da Miranda, auquel je m’étais rendu quelques jours plus tôt pour faire un repérage, pour peut-être, et si la météo voulait bien tourner dans mon sens, faire une photo de l’embouchure de la ría de Ortigueira et de Cariño avant le lever du jour.