Ce sale temps ne finira donc jamais …
21 avril 2025
Ce matin-là, après avoir regardé la météo, je me suis dit que je pouvais bien prendre mon temps. Les prévisions n’annonçaient certes pas de pluie, mais une couverture nuageuse importante. Cela signifiait que je n’aurais toujours pas de lumière pour des photos de paysage et qu’il n’y aurait sans doute pas de belles lumières au lever du soleil, donc à quoi bon se presser. En conséquence, j’avais choisi d’aller photographier une cascade située non loin de Cariño.
Les cascades sont de bons sujet à photographier quand il y a peu de contraste. La lumière diffuse évite un trop gros écart entre les basses et les hautes lumières. Cela limite le risque de surexposition de certaines zones de l’image, l’eau particulièrement ou, à l’inverse, lorsque l’on veut protéger les hautes lumières en exposant pour celles-ci, de totalement sous-exposer une photo et d’enfoncer les zones sombres. Sous un soleil intense, je serais obligé de faire au moins 2 photos : une exposée pour les hautes lumières et une autre pour les basses lumières mais souvent, il en faut une de plus pour les tons moyens, et finaliser l’image en les assemblant dans ce qu’on appelle une HDR (High Dynamic Range). On peut s’en remettre à un logiciel pour les assembler (Adobe Lightroom par exemple) mais je suis rarement satisfait du résultat, et je préfère bien souvent le faire manuellement dans Photoshop.
Bref, je me suis donc rendu à la cascade nommée Pozo do Inferno, située à 11km de Cariño, soit à environ une vingtaine de minutes en voiture. C’est très vallonné donc ça prend du temps.
J’avais trouvé à me stationner à l’entrée d’une voie forestière, mais à peine avais-je fini de m’équiper que la pluie se mit à tomber. D’abord sous forme de bruine légère qui, à mesure que j’avançais sur le chemin, s’intensifiait au point qu’arrivé à la cascade, elle s’était transformée en une pluie battante. Je dois dire que là, c’en était trop. Je commençais vraiment à me demander ce que je faisais là. Je me suis même entendu l’exprimer à haute voix. J’étais frustré, désabusé, trempé et en colère contre ce ciel qui ne jouait pas le jeu !
Malgré les averses, j’ai pu faire quelques photos de cette cascade, cependant je ne pouvais utiliser la caméra pour filmer, donc il n’y a pas de vidéo, hormis celle qui suit, tournée avec mon boitier.
Une autre cascade était signalée plus haut : Fervenza do Casón, et puisque j’étais déjà trempé, autant aller la voir. Mais celle-ci était recouverte de végétation, je la distinguais à peine, donc je n’ai pas fait de photos de cette dernière. Mais alors que je me dirigeais vers celle-ci par les voies forestières envahies de hautes herbes, la pluie avait finit par laisser place à de la brume, et le soleil luttait encore pour percer les nuages. Comme si là-haut, quelqu’un m’avait entendu ! En fait, une fois la deuxième cascade passée, il faisait même chaud et l’air était chargé d’humidité. En arrivant à un point de vue dégagé qui donnait sur la ría, j’étais littéralement en nage. De là, j’ai pu faire d’autres photos, rien de grandiose, mais elles rendent bien compte de l’atmosphère.
La chaleur devenant de plus en plus étouffante, j’ai donc décidé de retourner à ma voiture et de profiter des températures plus clémentes pour retourner à Loiba et, enfin, de visiter cette plage au pied des falaises.
Après une vingtaine de minutes pour me rendre à “mon” parking au sommet des falaises, j’ai entrepris de faire enfin les 40 mn de marche qui mènent à la plage que je voulais revisiter quelques jours auparavant.
Bien que l’humidité flottait encore dans l’air, le soleil avait finalement fait disparaître le gros des nuages. Je pouvais enfin profiter de sa lumière et, surtout, de sa chaleur.
Après le vent, la pluie et le froid de la semaine passée, j’étais plus enclin à savourer ce moment qu’à faire des photos ou de la vidéo. Le simple fait de pouvoir marcher sur cette plage sous le soleil, avec pour seule compagnie le bruit des vagues, suffisait à mon bonheur. J’ai bien fait quelques photos puisque j’avais pris mon matériel mais franchement, ce n’était pas ma priorité.
J’ai juste marché jusqu’à ce que la faim me tire de ma rêverie et que j’arrive au bout de la plage. Après ça, je suis rentré tranquillement, le moral regonflé par cette première journée printanière, avec l’envie de me lever à l’aube pour faire des photos du phare Ortegal, et l’espoir de bénéficier d’un véritable lever de soleil.
En attendant, il fallait rentrer pour me préparer un déjeuner tardif. C’est à cette occasion que j’ai découvert que le soleil pénétrait directement dans l’appartement par la fenêtre de la cuisine. Mais ça n’a pas duré plus d’un quart d’heure. Comme la dite fenêtre donnait sur une cour, le soleil est rapidement passé derrière un toit, et c’en était fini de la lumière !
Pour le phare, on verra demain en fonction de la météo.